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Affichage des articles associés au libellé traitement du film

L'argentique plus responsable

Photographier à l’ancienne, c’est du pur bonheur : du grain, du contraste, une magie dans chaque cliché... Mais derrière l’élégance du noir et blanc et la noblesse de la pellicule se cachent quelques vilains secrets : produits chimiques pas très gentils, gaspillage d'eau, et déchets encombrants. Pas de panique ! Voici comment devenir un(e) photographe argentique écolo, sans sacrifier votre passion. 1. Sur le terrain : l'art de ne pas gaspiller la pellicule Avant même de plonger dans la chimie et le labo, adoptons des réflexes simples en pleine nature ou en ville : - Soyez sélectif.ve dans vos clichés. Chaque photo coûte en pellicule et en développement, alors réfléchissez avant de déclencher. Moins de photos inutiles = moins de gaspillage ! - Rechargez votre appareil à la maison. En pleine lumière ou à l'arrache, c’est la catastrophe assurée pour la pellicule, et un film cramé finit souvent à la poubelle. Préférez la tranquillité de votre s...

Toxicité et dangers de l’argentique à travers les âges

  La photographie argentique, bien que fascinante et riche en histoire, comporte des risques importants liés à la toxicité et à la dangerosité des matériaux et produits utilisés. Cet article explore les différents dangers associés à cette pratique, depuis les produits chimiques de développement jusqu'à la radioactivité de certaines lentilles, en passant par les risques d'incendie ou d'explosion. 1. Produits chimiques de développement Les processus de développement argentique impliquent l'utilisation de divers produits chimiques qui peuvent être toxiques, irritants ou corrosifs. Voici les principaux : a) Développeurs - Contiennent souvent de l’hydroquinone, du métol ou du phénidone. Ces substances peuvent causer des irritations cutanées, des allergies et, à long terme, des troubles respiratoires. - Toxicité chronique : Certains développeurs, comme ceux à base d'hydroquinone, sont classés comme potentiellement cancérigènes. b) Fixateurs - Conti...

L'argentique, survol rapide

Nicephore Niepce   La photographie argentique noir et blanc : voyage au pays du rétro-chic Bienvenue dans le monde de la photo argentique noir et blanc, ce royaume magique où il n'y a pas de pixels, juste de la chimie et de la lumière. Si tu es un enfant de l'ère numérique, prépare-toi à un retour dans le passé où chaque cliché demande patience, amour et un soupçon de science. Allez, on t’embarque ! Louis Daguerre 1. Petit historique : où tout a commencé L’histoire de la photographie commence bien avant les selfies. C’est au 19e siècle qu’on voit les premières photos, grâce à des pionniers comme Nicéphore Niépce et Louis Daguerre. On parle ici de plaques métalliques et de temps de pose de plusieurs minutes, voire heures. C’est seulement dans les années 1880 qu’arrivent les pellicules souples inventées par Kodak. Et hop, la photo devient un truc portable ! Le noir et blanc était la norme à l’époque, pas par choix artistique mais faute de mieux. Mais qu...

Caffenol: what else?

  Caffenol : L'art de développer ses photos avec du café (et une touche de magie) Le caffenol, késako ? Imagine-toi dans ta cuisine, entouré d’une odeur de café corsé et d’un soupçon d’alchimie. Non, tu ne prépares pas un espresso fancy, mais bel et bien une potion magique pour révéler tes photos argentiques. Oui, oui, tu as bien lu : avec du café soluble, du carbonate de sodium (aussi connu sous le nom barbare de soude) et un peu de vitamine C, tu peux devenir un véritable magicien du développement. C’est DIY, c’est écolo (enfin presque), et surtout, ça sent divinement bon… ou pas, selon les goûts. L’histoire : de l’expérimentation au culte Le caffenol, c’est un peu le punk du développement photo : né de l’esprit rebelle d’amateurs de l’argentique qui voulaient prouver qu’on peut faire de l’art sans matériel hors de prix. Les premières recettes datent des années 1990, avec des chimistes fous cherchant à remplacer les produits classiques (souvent coûteu...

Pourquoi le noir et blanc (et argentique)?

Pourquoi la photographie argentique en noir et blanc, tu me demandes ? Eh bien, accroche-toi, parce que je vais te donner tous mes arguments, et après ça, tu risques bien de te jeter sur une vieille boîte de pellicule comme un hipster sur un vinyle.   D’abord, parlons pratique Premier truc : le noir et blanc, c’est plus économique. Les pellicules couleur ? Ça pique un peu le porte-monnaie. Mais une bonne vieille pellicule noir et blanc, ça reste abordable. Pareil pour le papier. Et puis, une fois que t’as tes pattes dans la chimie (je te parle de révélateur et fixateur, hein, pas de substances louches), t’as plus qu’à investir un peu au départ, et après, c’est du gâteau.   Ensuite, niveau traitement, c’est un plaisir. Pas besoin de jongler avec des bains différents comme avec la couleur. Une fois que t’as chopé le coup, révéler tes photos devient presque méditatif. Et si tu veux pousser le vice jusqu’à développer toi-même, l’équipement est m...

Digital, argentique et bidouilles.

    Ah, la photographie argentique ! Ses grains d’argent, son charme rétro, ses imperfections si uniques… On ne va pas se mentir, c’est un petit monde à part qui peut intimider. Mais aujourd’hui, on va voir ensemble comment le digital peut devenir ton meilleur pote dans cette aventure. Oui, oui, tu as bien lu : le numérique n’est pas l’ennemi, il peut même te simplifier la vie. Scanner ses négatifs : l’étape clé pour visualiser et partager Une fois tes films développés, tu as en main des négatifs, mais là, problème : tu ne vois pas grand-chose. C’est là qu’intervient le scanner. Pas besoin d’avoir un labo complet ou de te ruiner en matos de fou. Un scanner de négatifs, voire une bidouille avec un bon appareil photo numérique et une boîte lumineuse DIY, et le tour est joué. Le but ? Numériser tes négatifs pour les visualiser, les trier et pourquoi pas les partager rapidement sur Instagram ou des galeries virtuelles. Attention, hein, ces versions numériqu...

Mon choix de chimies pour les films

  Pour les films que j'utilise, le plus souvent du Fomapan 200, à 160 ISO, en format 135 ou 120, j'ai choisi le revelateur Fomadon Excel, qui est un clone du Xtol Kodak, une formule à l'acide ascorbique, sans hydroquinone. pas toxique du tout, mais on évite de le boire quand même. C'est un peu un vague cousin du caffenol, que j'ai pas mal utilisé, par curiosité, et révélateur qu'on fabrique soi-même avec de la vitamine C, du café soluble  et du bicarbonate de soude. J'en ferai peut etre un post, un jour. Le fomadon Excel est livré en poudre, on peut le stocker quelque mois avant usage. Il coute environ 7€, pour 1 litre de solution avec laquelle on traite 12 films. Ce n'est pas le moins cher, mais les résultats sont très bons, le grain est bien fin. Le format convient parfaitement à mon débit de pellicules, je l'use en moins de 6 mois. Auparavant, j'ai utilisé du Fomadon R09, un clone du Rodinal (Agfa), qui s'utilise fortement dilué en bain à ...

Mes accessoires pour developper un film

  Pour developper un film noir et blanc, je dispose du matériel suivant, qui a prouvé son efficacité depuis de nombreuses années. - plusieurs cuves de différentes tailles et plusieurs  spires compatibles; - des gants nitriles jetables, protection des mains indispensables: les produits chimiques utilisés sont dangereux pour la santé;   - un minuteur electronique de cuisine, dédié à la photo - un seringue doseuse, pour les produits fortement dilués (Rodinal, par exemple) - un thermomètre laser, le plus précis et le plus rapide de tous les thermomètres - des bouteilles de lait vidées et rincées: elles sont opaques, et je les jette avec les produits usés (revelateur et fixateur)   - un feutre indélébile noir, qui me permet de marquer chaque utilisation des chimies sur les bouteilles - un décapsuleur, qui me permet d'ouvrir la cartouche du film; - une paire de ciseaux, pour couper le film avant de la glisser dans la spire; - un entonnoir de cuisine dédié à la photo, pour ...

Mon processus de developpement du film

Le developpement du film noir et blanc (car je ne parle que de noir et blanc) représente l'étape la plus délicate du processus photographique argentique. - Dans le noir absolu, ou dans un manchon (voir l'article sur l'équipement du labo), j'ouvre la cartouche du film à l'aide d'un décapsuleur (à bière...), j'extrait l'ensemble du film de la cartouche, je recoupe l'amorce du film et je rogne les angles, afin qu'il penetre mieux dans la spire. Au toucher, je repère le déput de la spire, et j'y fais glisser l'amorce du film recoupée. J'actionne les fnacs de la spire pour faire entrer le film.  A la fin, je recoupe le film pour libérer la bobine. Je place la spire dans la cuve, sans oublier le tube central et l'anneau de blocage (s'il y a un): en effet, dans une grande cuve, si la spire n'est pas complètement immergée dans les chimies, le developpement sera gaché. - A la lumière, j'attaque le developpement, en faisant bien...